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Nos offres

Le service d’assainissement des eaux

La RMMS propose un service qui consiste à collecter et traiter les eaux usées depuis 1973. On obtient ainsi plus de 295 000 m³ d’eau traités par an sur les communes de La Réole et de Gironde Sur Dropt. Le réseau d’étend sur environ 37km.

Comment ça marche ?

Il ne se crée pas d’eau nouvelle. Il est donc nécessaire de dépolluer l’eau que nous rejetons pour préserver les ressources naturelles. L’assainissement c’est la collecte, le transport et l’épuration des eaux usées, avant rejet au milieu naturel. L’eau issue des nappes phréatiques subit d’autres traitements avant de devenir potable et rejoindre nos robinets

Eaux usées / eaux pluviales : 2 chemins distincts :

  • Eaux usées domestiques
    C’est l’eau utilisée tout au long de la journée : douche, lessive, vaisselle, toilettes, destinée à être épurée avant rejet au milieu naturel. La consommation journalière moyenne par habitant est estimée à 150 litres.
  • Les eaux pluviales
    C’est la pluie et toutes les eaux provenant de la fonte des neiges qui après avoir ruisselé sur les toitures, chaussées et trottoirs, rejoignent directement le milieu naturel via les systèmes de canalisation.

Se raccorder au réseau

Comment connecter au réseau d’assainissement ?

Pas de bon écoulement sans bon raccordement

Branchements-conformité : Une équipe vous conseille. Elle examine les demandes de permis de construire, d’aménager ou de démolir pour valider la conformité des dispositifs d’assainissement. Elle délivre, en retour, les certificats d’urbanisme. Elle vérifie par ailleurs la conformité des installations anciennes.

Comment bien se raccorder au réseau ?

Aménager son sous-sol alors que son habitation est en contrebas de la voirie peut comporter des risques. Si l’on n’est pas correctement protégé, des refoulements peuvent survenir quand l’égout est en charge.

En effet, dimensionné pour absorber un fort afflux d’eaux usées et pluviales en cas d’orage, le réseau d’assainissement se remplit au maximum. Dans ce cas, et par le jeu normal des vases communicants, l’eau peut remonter dans les canalisations de branchement de l’habitation et inonder un sous-sol. Aussi, il revient à chaque propriétaire d’équiper ses conduites avec le système adéquat (clapet anti-reflux, pièce de visite hermétique, pompe de relèvement).

Garantir le transport efficace des effluents

1290 km de réseaux et les 235 ouvrages dédiés à l’écoulement des eaux usées

Pour garantir le bon écoulement des eaux usées, de nombreuses compétences sont nécessaires. Des métiers techniques complémentaires sans lesquels les 1290 km de réseaux et les 235 ouvrages ne pourraient fonctionner.

L’entretien des canalisations et des avaloirs, depuis la voirie, se fait à l’aide de camions hydrocureurs. Les équipes interviennent également pour déboucher des branchements, vider des fosses septiques mais aussi, en appui des égoutiers de fond, pour nettoyer les stations de relèvements des eaux usées.
Les égoutiers de fond assurent le curage et le contrôle des égouts “visitables” (d’un diamètre supérieur à 1,50 m). Les maçons assurent la réparation des regards ou avaloirs du réseau. Enfin, l’équipe d’inspection vidéo expertise les conduites, branchements et déversoirs d’orage.

Les équipes de Maintenance industrielle assurent le bon fonctionnement de la multitude des automatismes, des moteurs, pompes et équipements des 210 ouvrages qui permettent le transport ou le stockage provisoire des effluents.
140 ouvrages sont équipés d’automates de télégestion et sont raccordés au service de Gestion Technique Centralisée chargé de superviser, à distance, leur bon fonctionnement.

Le SIG (système d’information géographique) associe la cartographie de la communauté d’agglomération, la représentation du bâti et les données relatives aux ouvrages d’assainissement (positionnement, altimétrie, etc.). Il réalise ainsi l’inventaire des réseaux par commune et par nature d’effluent. Ainsi, le SIG réalise une base de travail indispensable au bureau d’études d’HAGANIS et à l’ensemble des services d’exploitation.

Des performances d’épuration élevées

Une fois les eaux usées arrivées à bon port au centre principal de traitement des eaux résiduaires, il est nécessaire de les épurer.

Les équipes d’exploitation garantissent le bon fonctionnement du Centre de Traitement des eaux résiduaires, 24h sur 24 et 365 jours par an.

Le service de maintenance industrielle assure les interventions de maintenance mécanique, électrique ou électronique, préventive ou curative sur les ouvrages d’épuration des eaux et de traitement des boues.

Afin de garantir un niveau de traitement élevé, HAGANIS contrôle au quotidien l’efficacité du processus d’épuration. Un laboratoire d’analyses intégré gère ainsi plus de 20 000 analyses par an liées à l’exploitation et à l’autosurveillance des stations d’épuration, en complément d’analyses réglementaires effectuées par des organismes indépendants.

Les exigences réglementaires

L’Arrêté préfectoral du 3 avril 1996, renouvelé en date du 20 décembre 2011, précise les exigences à satisfaire, à la fois en termes de rendement des traitements et en termes de concentrations résiduelles dans le rejet. L’autocontrôle réglementaire donne lieu au prélèvement quotidien d’échantillons permettant de déterminer les caractéristiques de l’effluent en entrée et en sortie de station.

En l’occurrence, la qualité de l’effluent rendu au milieu naturel et le rendement des traitements dépassent les exigences sur tous les critères.

Le traitement et la valorisation des boues d’épuration

Les efforts accomplis par HAGANIS pour préserver le milieu naturel en développant des performances épuratoires élevées entraînent la production importante de boues : 7209 tonnes de matière sèche en 2012, qui nécessitent un traitement efficace à leur tour.

L’origine des boues d’épuration

Peu de matière et beaucoup d’eau
Les boues primaires constituées de particules qui se sont déposées au fond des décanteurs,

Et les boues biologiques, essentiellement constituées des micro-organismes cultivés dans les ouvrages de traitement biologique, augmentées des boues de déphosphatassions.

Toutes ces boues sont produites à l’état liquide. Elles subissent donc diverses opérations destinées à les épaissir pour les rendre aisément transportables.

Les boues primaires sont déshydratées par les rouleaux presseurs de filtres à bandes qui retiennent les particules.

Quant aux boues biologiques et phosphorées, elles sont stabilisées par adjonction de chlorure ferrique et de chaux, et sont déshydratées par des filtre-presse.

Une fois déshydratées, les boues se présentent sous la forme d’un matériau pelle table, de consistance analogue à celle de la terre, d’une siccité de l’ordre de 27 % : une tonne de boue contient donc encore plus de 700 kg d’eau.

Les risques de pollutions

Contrôler pour prévenir les risques de pollution

La police des réseaux mène aussi bien des actions de prévention que de contrôle en matière de pollution sur le réseau d’assainissement.

Ce service contrôle les rejets d’industriels aussi bien que ceux des particuliers et assure :

La sensibilisation des entreprises, en particulier des restaurateurs, notamment pour éviter le transit de graisse dans les égouts,

Le contrôle des installations de prétraitement (séparateur de graisses, ou d’hydrocarbures…) et les visites de conformité des installations sanitaires,

La délivrance des autorisations de rejet de restauration, de santé humaine ou d’enseignement assimilés aux “eaux usées domestiques“, simplifiant ainsi les démarches pour les entreprises. Les établissements concernés doivent toutefois se conformer au règlement d’assainissement et s’équiper d’installation de prétraitement.

Le prélèvement et l’analyse des échantillons d’eaux usées en limite de propriété des entreprises afin de contrôler la conformité du rejet par rapport aux arrêtés d’autorisation accordés.

La recherche et l’analyse des pollutions constatées sur le réseau susceptible d’avoir des incidences sur le milieu naturel. Une fois les pollueurs identifiés, ils sont sanctionnés : les interventions nécessaires à la dépollution leur sont facturées. Leur infraction peut par ailleurs faire l’objet de poursuites.